Je ne suis d'aucune couleur à l'hiver, sinon que blanchis mur à mur,
Je suis verdoyant au printemps et en tout temps,
Je suis coloré à l'automne et à l'été.
Aider la Vie à évoluer vers une R'Love'ution!
Aucune secte, pas de secret, biens commun, égalité.
Je ne suis ni Communiste, ni Capitaliste, ni d'aucune doctrine.
Mon esprit et mon corps m'appartiennent.
Luttons Pour la justice pour Tous.
Luttons Pour la R'Love'ution!!
Love to all!
Difficile de croire qu'à la quantité de gens connecté sur le net, il puisse encore y avoir autant de gens qui ne soit encore au courant de cette idéologie.
Ce règlement modifie le Règlement sur la paix et le bon ordre afin d’établir des
règles applicables lors de manifestations, défilés ou attroupements. Ces règles
visent à assurer la paix, le bon ordre et la sécurité des personnes et des biens lors
de tels évènements. Elles tendent à assurer un juste équilibre entre l’exercice du
droit fondamental à la liberté d’expression, le maintien de l’ordre et de la paix
sur le territoire de la Ville de Québec, la protection des personnes et des biens et
l’accès au domaine public pour l’ensemble des citoyens.
Calvaire!!! Faut protéger les mieux nantis et taper sur le droit commun à l'opinion et à la démocratie à tout prix?
Estimant que «la situation s'aggrave», le maire de Montréal, Gérald Tremblay, demande une reprise rapide des négociations entre le gouvernement et les étudiants, «seule façon de mettre fin au conflit». Il a par ailleurs défendu le travail de ses policiers critiqués pour leurs interventions musclées au cours de la fin de semaine.
Nous nous engageons à continuer à lutter; à rester mobilisé·e·s, en vertu des libertés fondamentales. Si cela nous vaut des poursuites pénales en vertu de la loi 78, nous nous engageons à y faire face. Pourquoi? / Lire la déclaration
extrait :
Avec cette loi, le gouvernement s'attaque à beaucoup plus qu'aux associations étudiantes: il s'attaque à la possibilité même que devrait avoir chaque femme et chaque homme de contester librement les décisions prises en son nom par le pouvoir politique. Le gouvernement utilise la peur pour réprimer la contestation: il s'agit de méthodes dignes d'un régime autoritaire. Cette loi liberticide veut nous faire renoncer à plus qu'à nos droits; elle veut nous faire renoncer à ce que nous sommes. Nous affirmons aujourd'hui que nous refusons de céder à la peur et à l'intimidation. Nous resterons fidèles à nos principes de liberté individuelle et collective.
Par Gordon Lefebvre, enseignant à la retraite et Eric Martin, Professeur de philosophie, Collège Édouard-Montpetit
Pour une première fois, nous prenons la plume au Québec en craignant que cela ne puisse entraîner des représailles à notre endroit. Malgré cela, il existe des choses qu’il faut dire et écrire lorsque des crises significatives éclatent qui risquent d’ébranler les fondements mêmes de la démocratie. Depuis le début du conflit étudiant, le gouvernement présente l’augmentation des droits de scolarité comme une décision purement budgétaire qui relèverait du bon sens et de la saine administration. Or, malgré son aspect comptable à première vue, il s’agit dans les faits d’une décision proprement politique, laquelle participe d’un projet néolibéral de transformation du rapport que la jeunesse entretient avec le savoir, les institutions et la société en général.
En effet, dans son discours de présentation de la loi d’exception, Jean Charest a qualifié la réforme du financement universitaire « d’acte fondateur » : « le gouvernement a posé un acte fondateur, il s’agit de l’avenir de nos universités et de nos collèges, il s’agit donc de l’avenir de nos enfants, du financement d’institutions qui sont névralgiques pour l’avenir de notre peuple ». Il faut entendre cette refondation comme une rupture avec les valeurs cultivées par notre société depuis la Révolution tranquille : universalité, égalité, caractère public de l’éducation.
Désormais, l’éducation est entendue comme un bien de consommation individuel que s’arrachent des clients en concurrence. Cette transformation pousse les étudiant-e-s à intérioriser sous la contrainte les idées et comportements qu’attendent d’eux les entreprises et l’économie capitaliste. Les étudiant-e-s ne sont pas les seuls à qui on impose la culture de « l’utilisateur-payeur ». Cet imaginaire se diffuse dans toute la société, et tous les services publics. C’est le sens de la « révolution culturelle » dont parle le ministre des Finances, Raymond Bachand. Si le gouvernement tient tant à casser la résistance de la jeunesse, c’est qu’il veut s’assurer que la transition d’ensemble se fasse docilement.
Afin d’éviter un débat de fond sur les finalités qui animent ses politiques, le gouvernement a tout fait pour faire dévier la discussion sur des enjeux réels, mais secondaires. Par exemple, on peut faire de savants calculs sur l’accès aux prêts d’études, mais cela ne règle en rien le débat fondamental sur la gratuité scolaire, une revendication dépeinte dès le départ comme utopique et irréaliste. Avant d’en arriver au décret d’une loi spéciale, le gouvernement a tenté d’épuiser le mouvement étudiant. Par la suite, il a prétendu être ouvert à des négociations au moment même où il préparait le projet de loi 78.
Cette loi menace les libertés fondamentales et rompt avec les principes fondateurs de la démocratie. Par exemple, en vertu de l’article 9 : « le ministre de l’Éducation […] peut prendre toutes les mesures nécessaires, notamment prévoir lesdispositions législatives et réglementaires qui ne s’appliquent pas et prévoir toute autre adaptation nécessaire aux dispositions de la présente loi ainsi qu’aux dispositions de toute autre loi » (nous soulignons). Ces dispositions ouvrent la voie à la soumission de toutes les lois au pouvoir discrétionnaire et à l’arbitraire d’un seul ministre. L’effet recherché par cette loi spéciale est-il vraiment de calmer les esprits comme le prétend M. Charest? Faut-il aller jusqu’à comprendre, comme le disent certains avocats, qu’il faudrait même parler d’un « coup d’État constitutionnel » auquel il ne manquerait que la « loi du cadenas »?
Pour la génération des baby-boomers, la grande noirceur est peut-être derrière dans le souvenir de Duplessis. Mais pour la jeunesse qui est dans la rue actuellement et depuis 2001, 2005 et le G20 de Toronto, la grande noirceur est droit devant : Charest à Québec, Harper à Ottawa. Dans les deux cas, le Budget sert d’arme de destruction massive des politiques sociales.
Contre cela, depuis des semaines, la jeunesse persiste pour introduire dans le débat public une conception du rapport au savoir et une conception du monde qui s’opposent aux politiques néolibérales actuelles. Elle nous donne l’exemple de la résistance aux politiques de Charest et Harper par sa combativité, sa ténacité, sa résilience et sa solidarité. Si nous abandonnons les jeunes au matraquage policier et aux lois-matraques, nous aurons laissé dire qu’il s’agissait uniquement d’une lutte corporatiste ou d’un conflit de générations. Or, il s’agit d’une revendication qui concerne toute la société et son avenir. Nous choisissons aujourd’hui le visage du Québec de demain. Sera-t-il une collection d’individus-entrepreneurs en guerre concurrentielle, ou une société rassemblée autour de valeurs humanistes, de justice sociale et de respect de l’écologie? Pour empêcher la barbarie néolibérale de prendre racine, il faut s’engager résolument auprès de la jeunesse et lutter à ses côtés.
Antoine Robitaille 19 mai 2012 Politique / Québec Des idées en l'ère - Jean Charest, chef gréviste
«Il n’y a pas patron plus intraitable qu’un ancien syndicaliste radical », dit-on. Cette maxime renferme peut-être une clé expliquant, en partie, l’attitude du premier ministre Charest dans le conflit étudiant. S’il avait eu 17 ans aujourd’hui, on peut gager que Jean Charest porterait le carré rouge....
La contestation juridique de la loi spéciale adoptée hier en fin d'après-midi par l'Assemblée nationale s'organise rapidement.
En quelque 28 heures, 150 000 internautes ont appuyé le déclenchement de poursuites contre le gouvernement du Québec pour tenter de faire annuler cette nouvelle loi. À l'initiative de la clinique juridique Juripop et des deux fédérations étudiantes, lapétition a été mise en ligne pendant le débat parlementaire sur la loi spéciale.
«On a pensé à en faire tous des requérants au dossier, mais on a eu une pensée pour notre système de justice», blague Marc-Antoine Cloutier, président de la clinique Juripop.
«Ça montre qu'une énorme partie de la population s'oppose à la loi adoptée hier.»
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Le site manifswiki.net diffuse des informations concernant les manifesations à venir.
Afin d'éviter les conséquences prévues à la loi 78, le mouvement étudiant semble s'être adapté. Ainsi, le site Internet Bloquons la hausse, lié à la CLASSE, a fait disparaître son calendrier d'événements, sur lequel se trouvaient les informations des principales manifestations....
Les autorités du Québec veulent restreindre le droit de manifester
Le Monde.fr avec AFP|• Mis à jour le
Le projet de loi spéciale déposé jeudi 17 mai au soir par le gouvernement québécois pour briser le mouvement de grève des étudiants, qui prévoit une forte restriction du droit de manifester, a été reçu comme une douche froide par les étudiants et l'opposition. Le texte instaure notamment toute une série d'amendes pour les organisateurs de piquets de grève, allant de 1 000 à 125 000 dollars (de 777 euros à 97 000 euros).
Un individu seul, par exemple, encourrait une amende de 1 000 à 5 000 dollars. Une association d'étudiants qui organiserait un tel rassemblement ou lancerait le mot d'ordre de bloquer l'accès à une université risquerait, elle, de devoirpayer de 25 000 à 125 000 dollars, le double en cas de récidive.
Le projet de loi prévoit également que les organisateurs de manifestations déclarent aux autorités, au moins huit heures avant le départ, la date, l'heure, la durée, le lieu et l'itinéraire du cortège. Enfin, le texte définit les conditions de la suspension du semestre en cours jusqu'à la mi-août dans les établissements en grève.
Le mouvement des indignés, la lutte étudiante, le mouvement pour le bien commun et bien d’autres nous disent une fracture profonde entre une partie non négligeable de la population et les pouvoirs politiques.
Comme beaucoup, beaucoup de gens, j’ai le Québec en berne. En berne de ses ressources bradées au nom du développement économique, de sa jeunesse matraquée au nom de la protection du bien d’autrui, de ses administrations corrompues et des entrées mafieuses dans les coulisses du pouvoir....http://www.ledevoir.com/politique/quebec/350467/j-ai-le-quebec-en-berne
Le gouvernement Charest a choisi de dénouer la grève étudiante sur les droits de scolarité par la manière forte, suite logique de sa gestion d’une crise qu’il n’a jamais comprise ni maîtrisée. Son scénario était mauvais et la conclusion de l’histoire ne peut qu’être lamentable. Nous la dénonçons....http://www.ledevoir.com/politique/quebec/350475/loi-78-abus-de-pouvoir
JE ME SOUVIENS....DES COUPS, BLESSURES, INSULTES ET DES PERTES DE VIE, PORTÉSÀ NOS FRÈRES ET SOEURS VOULANT DÉFENDRE NOS DROITS À LÉGALITÉ, LA JUSTICE, L'ÉDUCATION ET LA PROTECTION DE LA VIE PRIVÉ ET À LA VIE TOUT COURT.
Dans l'intention de se rappeler les sacrifices encourus par nos citoyens.